600x300pxls / En Appar’T / expositions / collaborations
+ Jérôme Allavena, Sans Titre (Universal)
+ Antoine Dorotte, Move It Piano
+ Antoine Vanoverschelde, Jouets tristes
+ Mathieu Harel-Vivier, Spectre 4
+ Béatrice Bailet, Maisons colorées 3
Afin de
considérer
une image qui ne repose plus sur une dialectique de
l’enregistrement
documentaire et de la composition picturale, Mathieu Harel-Vivier porte
un
grand intérêt à l’économie de
moyens de production de
l’image. Spectre 4 (2009) est issu
d’une série d’images produites par
retrait de la couche supérieure d’un
polaroïd.
Spectre
n’est pas sans rappeler la gravure ou l’imagerie
scientifique ; l’image
est abstraite, graphique. Ses lignes contiennent une forte puissance
fictionnelle à travers les figures de l’absence,
du hasard et de l’imaginaire.
Une fois l’expérience interrompue,
l’image n’est plus en capacité de
représenter mais devient un relevé symptomatique
de l’expérience
photographique.
A
l’image ne préexiste aucun sujet, aucune autre
image. Spectre n’est
pas le témoin d’une trace. Loin du
désir de rendre présente une
réalité passée,
c’est bien dans la matière même du
support photographique que s’animent les
éléments capables de se substituer au sujet.
Artiste et
doctorant en arts plastiques à
l’Université Rennes 2, Mathieu Harel-Vivier
prépare une thèse intitulée Image
photographique, réalité et abstraction.
Ses recherches portent sur les capacités de
l’image photographique à se
distancer du réel.
